La location courte durée est en croissance perpétuelle depuis plusieurs années en France. Bon nombre de propriétaires sont tentés de mettre leur bien en location saisonnière, afin d’avoir un complément de revenus ou de tirer profit d’une résidence secondaire lorsqu’elle est inoccupée. D’autant plus que la location saisonnière rapporte généralement plus qu’une location classique. Toutefois, peu importe le type de location, il y a une question qui se pose rapidement : comment éviter les impayés de loyer ? Dans ce nouvel article, nous vous expliquerons pourquoi il est recommandé de faire appel à un gestionnaire de bien pour votre location saisonnière et quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place pour éviter les impayés.

Dans cet article :

Existe-t-il un risque de loyer impayé dans le secteur de la location courte durée ?

On pense souvent aux impayés de loyer dans le secteur de la location longue durée. D’ailleurs, lorsque l’on cherche à louer un bien, on fait souvent face à la garantie loyers impayés, plébiscités par de nombreux propriétaires.

Mais éviter les impayés de loyer est aussi un défi qu’on peut être amené à relever lorsque l’on fait de la location saisonnière. Sur des plateformes comme Airbnb, si le paiement se fait directement via la plateforme, il n’est généralement pas possible d’avoir un impayé. Par contre, dans le cas d’une réservation directe (via le Bon Coin ou son propre site internet), cela peut arriver plus fréquemment, comme nous allons le voir dans ce nouvel article.

D’après nos recherches, il existe toutefois un risque d’impayé lors de la réservation d’une location saisonnière via Airbnb. Certains voyageurs demandent la prolongation de leur séjour, et celle-ci doit être acceptée évidemment par le propriétaire. Dans le cas où la demande est acceptée, la réservation est modifiée et les frais engendrés par les nuitées supplémentaires sont alors facturés. Selon les modes de paiement, Airbnb indique dans sa FAQ que les voyageurs devront effectuer le paiement supplémentaire dans les 48h ou avant l’heure de départ initialement prévue. Des hôtes font parfois remonter dans l’assistance Airbnb des paiements non honorés dans ce type de cas, mais cela reste rare. Un impayé peut survenir également dans le cadre d’un paiement effectué avec une carte bleue volée, même si c’est plus compliqué depuis la mise en place par les banques de protection lors d’achats en ligne.

Un propriétaire peut-il lui-même gérer sa location saisonnière ?

Lorsque l’on voit le nombre d’annonces de location saisonnière disponibles sur Internet, on peut penser qu’il est très facile de mettre son appartement, sa maison ou sa résidence secondaire en location courte durée, pour générer des revenus supplémentaires.

Cependant, gérer une location courte durée, cela demande du temps et d’avoir plusieurs casquettes : diffuser son annonce, faire connaître son bien en location, gérer les départs et les arrivées, faire le nettoyage du bien, gérer la communication avec les voyageurs, etc.

Cela prend du temps. Mais d’un point de vue légal, il n’est pas obligatoire de faire appel à un professionnel de la location saisonnière. Vos seules obligations sont les suivantes :

  • déclarer votre activité auprès des impôts ;
  • obtenir un numéro SIRET ;
  • vous déclarer auprès de votre mairie (selon la commune dans laquelle se situe votre location saisonnière) ;
  • ne pas mettre en location votre logement plus de 120 jours par année civile (du 1er janvier au 31 décembre).«

Vous pouvez ensuite mettre votre logement en location saisonnière via des plateformes spécialisées telles que Airbnb, Booking.com, VRBO… Il est aussi possible de mettre des annonces sur des sites tels que Le Bon Coin ou Facebook Marketplace, pour ne citer qu’eux.

Qui peut faire de la location courte durée ?

éviter les impayés de loyer en location saisonnière
La location saisonnière, un secteur en plein essor en France depuis quelques années

Aujourd'hui, en France, outre les particuliers, les conciergeries et les agences immobilières peuvent faire de la location saisonnière.

La carte G, indispensable pour la gestion locative

Lorsque l’on souhaite faire de la location courte durée comme de la location plus classique, il est nécessaire d’avoir la carte G. Il s’agit d’une licence qui permet de faire de la gestion locative, imposée par la loi Hoguet du 2 janvier 1970. Cette carte de gestion immobilière donne notamment l’autorisation de signer un mandat de gestion immobilière et de recevoir des sommes telles que :

  • les loyers ;
  • les charges ;
  • les indemnités d’occupation ;
  • les prestations ;
  • les cautions.

La caisse de garantie, un élément obligatoire pour les gestionnaires de bien courte durée

Sans cette licence, les personnes ne sont pas censées être autorisés à encaisser les loyers. Parmi les obligations légales qu'entraîne l'obtention de cette licence, il y a la garantie financière. Il faut donc faire appel à une caisse de garantie. Parmi les services de Galian, la caisse de garantie s'applique vraiment à la location saisonnière. Seuls les gestionnaires qui possèdent la carte G peuvent donc bénéficier de ces services. Si vous êtes un particulier qui fait de la location courte durée, vous ne pouvez pas souscrire aux services de Galian.

En tant que professionnels de la location saisonnière, il est donc important de bien vous entourer et de vous protéger. Faire appel à un assureur-expert comme le groupe Galian est une bonne idée, car il propose des produits et des solutions pour vous accompagner dans le développement de votre activité.

La phase de réservation : une première étape nécessaire pour éviter les impayés de loyer

Il est tout à fait possible de limiter les risques de loyers impayés dans le cadre d’un séjour en location saisonnière. Et cela commence par la phase de réservation.

Tout d’abord, nous vous recommandons de mettre vos annonces de location courte durée sur des sites comme Airbnb, Booking.com ou bien encore VRBO. Ces sites sont spécialisés dans ce type de location. Ce qui vous offre notamment une meilleure protection concernant les paiements. Les paiements passent directement via le site spécialisé, qui fonctionne comme une caisse de garantie.

Autre astuce pour éviter les impayés de loyer, notamment si vous procédez à de la location courte durée en direct : n’acceptez pas les paiements par chèque ou par virement bancaire. Ce sont malheureusement des moyens souvent utilisés par les arnaqueurs ou les personnes n’ayant pas les fonds nécessaires pour louer un bien, même pour un court séjour.

Si vous n’êtes pas sûrs d’avoir le temps de gérer vous-même votre location saisonnière, il est recommandé de faire appel aux services d’une conciergerie ou d’un gestionnaire de biens. Ce sont des structures qui ont l’habitude de faire de la location courte durée et qui ont des process bien définis, notamment pour éviter les impayés.

Que faire en cas de loyer impayé ? Quels sont les recours ?

La somme d'un impayé de loyer peut vite s'élever, et créer un vrai manque à gagner dans votre trésorerie

Pour éviter tout litige lors de la location, vous devez établir un contrat de location saisonnière. Comme un bail, le contrat doit préciser :

  • l’identité des parties ;
  • la période de location, avec les dates précises ainsi que les heures d’arrivée et de départ ;
  • l’adresse du bien ainsi que sa superficie ;
  • la situation du bien ;
  • les conditions financières de la location : montant, mode de paiement, versement des arrhes et de l'acompte, montant du dépôt de garantie ainsi que les conditions d’annulation.

Dans le cas d’un paiement non honoré, notamment en réservation directe, que faire ? Il est conseillé d’agir rapidement. Il y a plusieurs étapes à suivre pour recouvrir les sommes dues par le locataire. Le recours à un professionnel comme un huissier ou un avocat peut s’avérer utile, afin de sécuriser la démarche et ainsi défendre vos droits en tant que propriétaire.vérer utile, afin de sécuriser la démarche et ainsi défendre vos droits en tant que propriétaire.

Tenter un recours à l'amiable avec le locataire

Avant de vous lancer dans une démarche juridique, tentez une solution à l’amiable. Privilégiez une communication écrite (email, courrier ou sms) pour conserver une trace de vos échanges avec les voyageurs.

Par la suite, si cela ne suffit pas, vous pouvez envoyer un commandement de payer rédigé par un huissier de justice ou un avocat. Ce document doit bien préciser le montant à payer, les pénalités de retard ainsi que les démarches à suivre en cas de non-paiement de la somme.

Faire un recours via des démarches judiciaires

Si les solutions à l’amiable ne fonctionnent pas et que vous n’arrivez pas à récupérer votre impayé, il faut donc lancer des démarches judiciaires.

Saisissez le tribunal de grande instance le plus proche de chez vous. Le juge pourra alors juger du bien-fondé de la demande et pourra alors condamner le locataire à payer le loyer dû, mais aussi des dommages et intérêts.

N’hésitez pas à faire appel à une assistance juridique et à consulter les instances pour plus d’informations afin d’éviter les impayés de loyer.

Mémo pour éviter les impayés de loyer

Vous l’aurez compris à la lecture de cet article : les impayés de loyer sont peu fréquents dans le domaine de la location saisonnière mais cela peut malheureusement arriver, dans le cas d’une location directe ou d’un prolongement de séjour (via Airbnb par exemple).

Pour éviter les impayés de loyer, nous vous recommandons donc de :

  • demander des garanties aux voyageurs, notamment en vérifiant leur identité, en leur demandant de verser des arrhes et un acompte ;
  • passer par une conciergerie ou un gestionnaire de biens si vous n’avez pas le temps de vous occuper de votre location saisonnière ;
  • conserver toutes les pièces justificatives comme le bail de location saisonnière, les emails, etc ;
  • privilégier les plateformes spécialisées dans la location saisonnière pour y mettre vos annonces.

Vous avez déjà été confronté à un impayé de loyer dans le cadre d’une location saisonnière ? N’hésitez pas à témoigner en commentaire de cet article.

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